Actualités parapente

Finale Coupe du Monde de Parapente

Me voici de retour de la finale de la coupe du monde de parapente 2015,
qui avait lieu à Valle de Bravo, au Mexique, du 9 au 23 Janvier 2016.
 
Cette compétition regroupe les 130 meilleurs pilotes de la saison de coupe du monde
(5 étapes; Portugal, Espagne, Brésil, Suisse, Inde).
En ce qui me concerne, c'est ma 42ème place sur la coupe du monde d’Espagne qui m'a qualifié pour la finale.
 
Cette finale a eu lieu sur 12 jours, sur ce site exceptionnel de Valle de Bravo.
Comme convenu, la météo très favorable sous ces latitudes nous a gratifiée de 8 journées
aux conditions aérologiques très favorables. Nous avons réalisé 8 manches au total, de 65 à 138 kms.

Je me classe 94 au général, résultat un peu décevant pour la saison que j'ai réalisé,
mais je reste plein de motivation pour améliorer ce résultat cette année!
Je me classe tout de même pour la première fois dans le top 100 des pilotes mondiaux.

 

Vidéo parapente

 

Championnats de France de parapente

Le récit de Dominique Guénard ainsi que les résultats sur : http://www.parapente.alpes74.org/2014/09/14/championnat-de-france-2014/#more-1738

Pour le Club :

3ème au podium fille à la 61ème place au général pour Bénédicte Saury-Jourdain.
Manuel Bréchignac se classe 39ème.
Dominique Guénard prend la 43ème place.

Très bons résultats pour le Club des Sports de Megève avec ce podium féminin et une excellente entrée en matière pour le premier Championnat de France de Manu Bréchignac.
 

 

Championnat de France Jeunes de Parapente

Manuel BRECHIGNAC termine 3ème du Championnat de France Jeunes de parapente à St Hilaire du Touvet, samedi 23 août 2014.

Résultats : http://www.parateam.com/ai1ec_event/championnat-de-france-21ans/?instance_id

 

Born to fly - Le récit de Sylvain

Voici un résumé du Bornes To Fly qui s’est déroulé du 1er au 4 Mai.

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, une brève présentation :  c’est une course marche et vol en pleine nature sur une durée de 3 jours avec 2 nuits en bivouac. Le participant doit avoir en permanence son matériel de vol sur lui et peut bénéficier de l’aide d’un assistant en voiture pour les ravitaillements (nourriture, vêtements secs….) mais toute progression doit se faire à pied ou en volant. On nous fournit un tracker qui transmet en live notre position  au PC de course et sur internet. On peut évoluer de 6h du mat jusqu’à 21h, la nuit= dodo.
Voilà longtemps que ce genre de course me titillait et cette année je me suis jeté à l’eau avec comme co-équipier Florian SERRA (parait qu’il commence à s’intéresser au parapente ;-) qui à parfaitement rempli son rôle d’assistant pendant les 3 jours, et c’est pas rien d’faire l’assistant ! C’est pas les vacances ! Vous comprendrez pourquoi dans la suite du récit.
Bref, nous voilà partis pour 3 jours de tourisme dans nos belles montagnes Alpines, allez GO !!!!

1er jour : jeudi 1er Mai

Ca commence cool, rdv 16h à Talloires pour le pointage, réception du tracker et Briefing pour connaitre ce qui nous attend le lendemain. Point météo : Mega pourri le Vendredi, moyen pourri le Samedi et à priori mieux le Dimanche, attention les gars, sortez les K-WAY ! 66 participants les yeux pleins de sang et l’écume aux lèvres, tous prêts à en découdre avec les éléments (surtout avec H2O).
Nous prenons connaissance du parcours : une centaine de kilomètres à vol d’oiseau (178km si tu fais tout à pied) à travers les bauges et la Combe de Savoie. Ce choix à été fait par l’organisation en raison du fort vent de Nord qui nous aurait trop mené la vie dure du côté d’Annecy et des Aravis.

5 Balises au total :
B1 : Le Plan de la Limace en plein cœur des Bauges, au sud du col de Chérel.
B2 : Valpelouse sur les faces ouest de la Combe de Savoie, au dessus de la Rochette.
B3 : Les Chalets d’Ebaudiaz toujours en face ouest au dessus d’Albertville.
B4 : Chamoux/Gelon Déco officiel.
B5 : Goal Atero de Montlambert aterrissage officiel de nos amis les Indiens.

2ème Jour : Vendredi 2 Mai

Départ 11h, plage de Talloires, on est tous prêts, sur-sac étanche pour la voile, coupe-vent, barres énergétiques, un Red Bull cul sec pour faire comme les sportifs, 1 litre d’eau, GPS, radio, la voile (Sol Torck2 de Christophe que je remercie encore au passage ;-) selette string de 600gr et secours. Tout compris, j’arrive à 13kg. Ça se porte bien mais je ne peux m’empêcher d’envier les Full-Race qui arrivent à 7kg500 !!!
A vos marques…..Prêts……Souffrez ! C’est parti, alors très important : au Bornes To Fly, on sait qu’on va en chier pendant 3 jours mais on part en courant, comme à l’UTMB parcequ' on est des montagnards Bondieu ! Alors évidemment, tout le monde pense que «  boh boh, on trottine 500 mètres pour faire joli devant les caméras et les supporters du start et après on se calme pour pas se cramer direct le premier jour ». Je me suis dis ça mais il n’en fut rien, une bande d’énervés partis en tête continue à courir même après le premier km ! Bon, ok on va essayer de les tenir me dis-je, il pleut donc si tu cours, tu restes moins longtemps sous la pluie. C’est donc comme ça que de fil en aiguille je me tape Talloires/Chevaline en courant.
Echauffement fait, je retrouve Flo au bout de la route, juste avant de monter au col de Chérel, ravito et RDV prévu dans quelques heures sur un petit parking sous B1. Il devra passer entre Semnoz et Roc des Bœufs pour y accéder par la route. Pour moi, c’est parti pour la montée, en forêt. Je me greffe à un petit groupe qui avance bien, nous sommes 5, avec comme guide Gerald DELORME (et son chien) qui connaît bien le coin. Pas besoin de réfléchir à l’itinéraire, on bourrine pour atteindre le col au plus vite. Gerald est impressionnant, il cause, rigole toute la montée malgré le rythme plus que soutenu ! Il nous donne même ses trucs de vieux loup : « quand tu dois traverser un champ mouillé, tu mets un jeune devant, ça t’essuie les brins d’herbe et toi tu as les pieds au sec ». On atteint le col, c’est l’hiver, sol blanc, bise soutenue, on ne s’éternise pas et entamons la descente. Nouveau terme ajouté à mon vocabulaire : « SANGLIONNER » du latin sangliatum  signifie : encaper droit à la descente même quand ça n’a pas l’air de passer pour gagner un max de temps et essayer de la mettre com’il’faut à ceux qui prennent le chemin. Voilà donc une belle bande de groins qui dégringolent de la montagne.
Peu de temps avant l’arrivée au parking, je reçois Flo en radio, on se retrouve et c’est là que l’assistant doit être performant, ça roule bien, la chaise longue est dépliée, les rations de survie sont prêtes, 2ème shot de Red Bull déjà dégoupillé. Pendant que je me détends rapidement, il me fait le plein de ma poche à eau, au top le Flo ! On fait un rapide point stratégique et c’est reparti à la montée pour faire B1.
Une heure de montée et j’arrive au Plan de la Limace, Brouillard, les premiers ont profité d’une petite trouée pour décoller malgré le vent de Nord plutôt fort. Il tombe quelques gouttes. Delorme est prêt quand j’arrive sur le déco et il s’envole. Le temps presse, c’est entrain de se refermer ! Je me prépare rapidement, fais le point avec Flo qui est en bas dans la vallée qui mène au col du Frêne, porte de sortie des Bauges. Il me dit qu’il y a quelques bonnes rafales en fond de vallée mais c’est gérable. A ce moment là je n’ai pas de visuel sur les premiers pilotes en l’air et je m’attend juste à faire un petit plouf qui me raprochera du Frêne. Je me dis même que si je suis à Saint Pierre d’Albigny à 21h se sera déjà bien. Allez, il faut décoller, 20km/h de vent au déco, c’est parti : YAAAAAH ! Je zig/zag entre les nappes de brouillard, m’écarte du relief et cap sur le col du Frêne. En avançant je m’aperçois non seulement que personne ne s’est vaché dans la vallée avant le col mais aussi que la masse d’air porte bien et que le Nord pousse bien. Le Frêne doit pouvoir se négocier en l’air, sorte de « sanglionnage » aérien vu les conditions du jour ! C’est parti ! Je sais que ce col n’est jamais sympa à passer, ça brasse toujours ! Et aujourd’hui Il faut gérer l’altitude, je dois me tenir le plus haut possible sous le plafond pour assurer la distance après les hostilités sans me faire tirer dans le nuage (parceque ça tire même quand il fait mauvais temps !) J’essaie de garder tant bien que mal de la marge mais je ne veux surtout pas passer trop bas devant le col pour ne pas me retrouver dans ses rouleaux. Ça tangue dans tous les sens et vu qu’on est là pour en chier, un magnifique rideau de pluie s’invite à la fête. Ça y est j’ai froid ! Et la voile ne fait pas parapluie. J’apprendrai plus tard qu’un pilote tire son secours à cet endroit à cause de sa voile qui s’est mise en parachutale due à la pluie. Je me fais chahuter quelques minutes et me voilà éjecté des bauges pour glisser tranquilement vers B2, je traverse toute la combe de Savoie pour poser au pied des faces Ouest à une dizaine de km au Nord de la Rochette. Là je retrouve Florian qui m’aide à plier et c’est reparti à pied pour une interminable ligne droite sur la nationale qui mène à la Rochette. Vers 19h30, nous entamons la montée vers Valpelouse et là, gros travail d’équipe, Flo part devant en voiture, I-phone en main avec carte de la route qui monte en lacet, par radio, il me dit à quels endroits je peux couper à travers les bois pour gagner du temps. Une petite mamie qui roule les « R » me file quelques bon tuyaux. Nous nous arrêterons à 21h avec un bon 75% de la montée derrière nous.
Cherchons maintenant le bivouac parfait ! Plus on cherche moins on trouve ! il commence à se faire tard et vers 22h, on trouve un coin pas pire à l’entrée d’une forêt. On pinaille un peu à monter la tente (ça rentre jamais dans le sol ces putains de sardines, y a toujours une pierre en dessous !) Nous dinons confortablement installés dans la tente de Florian et vers 23h45, on décide de se coucher, moi je dors dans mon kangoo. Mauvaise nuit pour moi, le fait de devoir se réveiller à 5h du Mat m’empêche de trouver le sommeil.

3ème Jour : Samedi 3 Mai

La nuit passe vite et c’est l’heure ! petit dèj et en route en voiture à l’endroit où je me suis arrêté la veille. 6h pétantes il fait encore noir, Frontale allumée, c’est parti. Flo monte le plus haut possible jusqu’à la neige. La fin de la route n’est pas encore praticable. En moins d’une heure je valide la balise par le bas, toujours en mode sanglier et me remet en route à la descente. Mes chevilles commencent à me faire souffrir et je me dis que les 10 bornes de course à pied d’hier n’y sont pas pour rien. Pas de déco possible pour le moment, je suis au dessus de la couverture nuageuse et, de toute façon, le terrain ne se prête pas du tout à un déco sauvage. Grosse session de sanglionnage pour rejoindre la vallée des Huiles où nous espérons trouver un déco plus bas que le plafond qui pourrai me permettre de rejoindre au moins la vallée et au mieux d’avancer un max en direction d’Ebaudiaz. Mais à mon grand regret, rien ! La vallée des Huiles à pied commence à devenir une évidence. Un gros chien qui devait s’emmerder sérieusement chez lui m’accompagne ! Il restera avec moi pendant 7 bornes, j’ai failli le garder mais il à tourné les talons au bout d’un moment et m’a jeté un dernier regard qui voulait dire : « continue si tu veux, mais moi je rentre, en plus tu vas te prendre la pluie,  on s’appelle ! wouf wouf (bye bye en chien) ». 15 minutes plus tard, me revoilà vêtu de mon k-way ! Allez courage. J’appelle Thierry Manipoux, un copain du club des Indiens de Mont-Lambert qui me conseille de me rendre sur le décollage de « Champ-Laurent » au bout de la vallée des Huiles. De là, si c’est pas bouché, je pourrai décoller pour viser Aiton, à l’entrée de la Maurienne. Thierry est dans le coin et il me propose même de monter m’attendre au déco pour me briefer sur l’évolution des conditions, sympa !!! Je retrouve Flo avant la montée à Champ-Laurent. Il y a environ 45 minutes de marche jusqu’au déco, je suis bien placé, la pluie s’est arrêtée, tout va bien. Je m’allège un maximum pour la montée et crois bon de me passer de ma carte IGN qui pèse au moins 100 gr. Ben oui, chaque détail compte ! Je garde mon GPS et dis à Florian de rejoindre Thierry au déco. « J’arrive les gars, je vais couper par la forêt pleine de brume, je suis en haut dans 30 mn !!! » Et là, ce qui devait arriver arriva : je me perds lamentablement dans la forêt. Pas grave, mon Garmin va m’aider, Flo m’envoie les coordonnées du déco par telephone mais mon GPS refuse de capter le moindre signal satellite. Pas de GPS, pas de carte, par contre, des sapins en veux tu en voilà et du brouillard ! La blague me fait perdre une bonne heure à tourner en vain dans la forêt. J’arrive enfin au déco un peu fatigué et surtout un peu gringe ! Là, je retrouve Florian et Thierry, ainsi que Laurent Faniel et sa copine qui font la course en Bi-place. Nous échangeons quelques mots mais pas le temps de s’éterniser. Décollage ! Une fléchette me permet de poser 2 km au Nord d’Aiton. C’est toujours mieux que de descendre à pied ! Je plie en vitesse, constate que je viens de m’offrir 10 bornes de marche sur la nationale qui mène à Ste Hélène/isère. MP3 dans les oreilles, je me mets en marche. Soudain, je croise en sens inverse une R19 bordeaux et du monde à l’intérieur qui me fait signe, je les reconnais au dernier moment, il s’agit de Dom et Éliane accompagnés d’amis, qui sont venus voir la course de plus prêt. Ils font demi-tour et me rejoignent. Flo ne tarde pas à arriver, nous bavardons un moment et c’est reparti. Le fait de voir du monde me motive et me fait (un peu) oublier la fatigue. Il est déjà tard, Le but : terminer les 7 km de nationale qu’il me reste dans la vallée, grimper et valider Ebaudiaz avant la nuit et si possible assurer le vol en direction de B4 sachant que la course s’arrête à 21h mais si on est en vol, on doit impérativement etre posé à 20h30. Florian, qui, au passage, ferait un très bon coach sportif, parvient à me convaincre que c’est possible. Je commence vraiment à être HS et mes chevilles me font de plus en plus mal mais tempis, si ça fonctionne, je me dis que je serai large le lendemain pour assurer le goal. On débranche le cerveau et on appuie sur les jambes ! Re-gros travail d’équipe : Flo m’ouvre la route, il m’attend toutes les 2 ou 3 épingles pour me donner à boire, comme ça je ne porte pas d’eau. Allégé au maximum, j’avance bien mais je suis cuit. C’est la première fois que je vis ce genre de situation, en dehors du contexte de la course, j’aurais arrêté. Mais là il y a un but à atteindre, l’ envie d’avancer et surtout les encouragements des copains, de la famille, 4 mois de préparation physique, on reçoit des sms de ceux qui regardent le tracking en live et c’est tout ça qui à fait que j’ai trouvé la ch’tite réserve d’énergie qui m’a permis de continuer. A aucun moment je me suis dit que j’allais abandonner et je pense que c’est ce que la plupart des concurrents ont réussi à faire. On se dit qu’on à voulu participer et qu’on aura bien trop à regretter si on pousse pas la machine à fond.
Il me reste 2h de montée quand je vois des voiles décoller de B3, pour eux c’est presque gagné. Les premiers sont déjà à proximité de B4. Je serre les dents et atteins Ebaudiaz à 20h. Je retrouve Florian qui m’aide à déplier l’aile pendant que le brouillard vient gentiment fermer notre porte de sortie sur la vallée. Il est 20h15, je suis prêt à décoller mais toujours pas de visibilité. La pression monte ! Si j’arrive à décoller, je gagne 1 heure le lendemain matin, voire plus si ça n’est pas décollable en début de matinée. Il faut que ça fasse !!! 20h18 un creneau, ça s’ouvre, mais pas de vent de face et je rate mon déco. Je commence vraiment à avoir les nerfs ! 20h21, un peu de vent de face, j’y vais, la voile monte péniblement, mais elle monte et ça décolle ! Ouf ! Il me reste 9 minutes pour avancer le plus possible et bruler plus de 1000m de dénivelé. Je suis contré par 15 à 20 km/h de brise. J’accélère à fond et je pose dans la vallée à 20h30. Soulagé ! Le temps de plier il est 21h, j’en peux plus et j’en ferai pas plus pour aujourd’hui. Direction DODO. Les premiers sont au goal !

4ème Jour : Dimanche 4 MAI

Meilleure nuit que la précédente, quand on est fatigué, on dort ! Grosso Modo, il me reste 7 km de plat, 1000m de montée pour valider B4 et goal. Ca devrait le faire, la seule chose qui m’inquiète est de ne pas pouvoir décoller de Chamoux et de devoir tout redescendre à pied pour ensuite traverser toute la Combe de Savoie jusqu’à Montlambert. On verra bien ! Flo reste avec moi jusqu’à Aiton pour m’indiquer l’entrée d’une jolie session de sanglionnage qui devrait m’amener directement à B4, on y va ! dernier effort à la montée. C’est vraiment dur là ! Pendant ce temps Flo file en voiture au déco de Chamoux où je le retrouve 1h30 plus tard. Dépliage, la visibilité n’est pas top mais ça fera bien ! Le brouillard aura été présent à chaque déco, la galère !!!! Let’s FLY ! Ce serait trop demander de choper au moins un semblant d’ascendance histoire de faire le goal en volant ? Ben oui c’est trop demander ! je me retrouve tanqué dans 25km/h de brise qui me pose en plein milieu de la Combe de Savoie. Mon GPS m’indique 5 km au goal en ligne droite biensur ! par la voie terrestre ça doit faire 8 ou 9. Il y a l’isère et l’autoroute à passer alors c’est pas le moment de flancher si près du but. Donc, on plie, Flo arrive et me dispense ses ultimes encouragements. Le soleil vient enfin nous faire un petit coucou pour le sprint final ! Christophe qui est en train de tout voir sur le net depuis la dune du Pyla telephone à Florian et le prévient qu’il y a 3 pilotes qui arrivent aussi au goal sur ma droite. Il reste un gros kilomètre et je suis sauvé. A ce moment là, Florian m’appelle à la radio : « ça va pas te faire plaisir mais il faudrait que tu cours, sinon tu vas te faire passer devant ! » je lui répond que je vais essayer et j’essaie mais au bout de 100 mètres je me remet à marcher à cause de mes chevilles, j’ai vraiment mal ! Je tourne la tête à droite et j’aperçois le premier des 3 assaillants qui s’approche dangereusement et lui, il court ! Bon allez ! Je me dis que la douleur n’est qu’une illusion et que je dois me remettre à courir, sinon, il arrivera avant moi. Sprint final accompagné de Florian (à pied cette fois et en courant ;-) nous sommes rapidement rejoints par Thierry, ma mère et Bruno qui me donnent des ailes pour passer……enfin……la ligne d’arrivée !!! Il est 13h. Et à ce moment là, je vous garantis qu’on éprouve une énorme sensation de délivrance. C’est fait ! Je me classe 18 ème.

Pour résumer, l’expérience est à vivre pour qui se sent attiré par ce genre de course. Si c’était à refaire, je dirai oui, mais à conditions de pouvoir profiter d’une météo plus « volable » les créneaux étaient vraiment trop courts et inintéressants. Il ne faut pas négliger le côté préparation physique, pour ma part, je ne me suis peut etre pas suffisamment entrainé à marcher avec le sac, ce qui m’a valu ces douleurs aux chevilles (qui ont mis 10 jours à disparaitre), pour le reste, pas de souci majeur, les jambes ont fait le boulot. Un grand merci à Florian pour toute l’aide logistique et mentale, merci à tous ceux qui m’ont envoyé tous ces sms d’encouragement, Christophe et Julian, la famille, Perrine, Flora, Magali, Chris, Sam, Mathieu, Thierry, Anthony, Dom et Elliane.

 

Site web de la section

Retrouvez toutes les infos sur : http://www.parapente.alpes74.org

 

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  • Président
    Bernard Blandin
  • Trésorier
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  • Secrétaire
    Clément Cabrol
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